Le gouvernement guinéen et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO ont signé, jeudi 10 septembre 2026, une convention de financement d’environ 269 millions d’euros. L’enveloppe doit soutenir des projets dans les secteurs des routes, de l’énergie et de la santé.
La Guinée franchit une nouvelle étape dans le financement de ses infrastructures. Une convention de prêt d’un montant global de 269 millions d’euros a été conclue avec la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).
La signature intervient environ un mois après l’approbation par la Banque de nouveaux engagements financiers en faveur de la Guinée. Les annonces faites en août évoquaient une enveloppe totale de 269,55 millions d’euros répartie entre trois projets structurants.
Un axe routier de 84 kilomètres
Parmi les investissements annoncés figure l’aménagement et le bitumage des axes Cissela–Banko–N’Dèma et Banko–Sarayah, sur une distance totale de 84 kilomètres.
Ce volet routier avait bénéficié d’un financement annoncé de 143,06 millions d’euros. Les travaux doivent améliorer la mobilité entre plusieurs localités des préfectures de Dabola et de Kouroussa et renforcer leur connexion à la Route nationale nº 1, corridor stratégique reliant notamment Conakry, Kankan et Bamako.
Au-delà du désenclavement, cette infrastructure devrait faciliter la circulation des marchandises, réduire les difficultés de déplacement et soutenir les échanges économiques entre les communautés concernées.
La santé et l’énergie également concernées
Le financement global couvre aussi des projets dans les domaines de la santé et de l’énergie. Toutefois, les informations publiées après la cérémonie du 10 septembre ne détaillent pas encore la répartition définitive des montants entre ces différents secteurs.
Cette convention confirme le rôle croissant de la BIDC dans le financement des projets publics en Guinée. Elle intervient dans un contexte où les autorités cherchent à accélérer les investissements structurants et à renforcer l’intégration économique des différentes régions du pays.
La prochaine étape déterminante concernera la mise en œuvre effective des projets : mobilisation des fonds, passation des marchés, lancement des travaux, contrôle de leur exécution et publication régulière des résultats.
Ibrahim Condé
















